Actualités artistiques Sud
Prép’art Toulouse Printemps 2015

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PICASSO, HORIZON MYTHOLOGIQUE

Les Abattoirs

18 septembre 2015 – 31 janvier 20166

Picasso

L’exposition réunit une trentaine d’œuvres, peintures, dessins et sculptures, qui, majoritairement réalisées dans les années 1920 et 1930, offrent un contexte d’appréhension unique et renouvelé du rideau de scène conservé aux Abattoirs que Picasso concevra à l’appui de La dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin, gouache réalisée en 1936. Il s’agit là de la plus importante exposition monographique consacrée à l’artiste à Toulouse depuis l’exposition du Musée des Augustins en 1965.

Dans le cadre du 30e anniversaire du Musée national Picasso-Paris.

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DÉVIDER LE RÉEL

Les Abattoirs

30 janvier 2015 – 3 janvier 20166

Avec des œuvres de ALP le Collectif, Paulien Barbas, Oliver Beer, Ben, Matthias Bruggmann, Emmanuelle Castellan, Olivier Dollinger, Louise Hopkins, Pierre Leguillon, Jochen Lempert, Claude Lévêque, Alfonso Ossorio, Valerie Snobeck, Thu Van Tran, Tristan Tzara…

Devider le réel

Sous le titre de « Dévider le réel », le nouvel accrochage de la collection des Abattoirs présente une vingtaine d’œuvres acquises récemment et des pièces maîtresses. Empruntant son titre à un essai publié par le critique d’art Michel Tapié en 1952, ce nouvel accrochage de la collection des Abattoirs suggère une poursuite entre l’art et le réel. Dévider le réel, ce n’est pas le vider pour l’épuiser, mais le dérouler, le devancer et courir après lui pour rendre compte de son intensité. La vingtaine d’œuvres regroupées ici résonnent de notre rapport au temps, à l’actualité et à l’histoire. Elles pointent l’écriture de récits intimes dont la résonance est collective, inventent des formes surprenantes mais étonnamment familières et placent leurs spectateurs dans une situation d’indécision face à ce que communément  nous devrions nommer « réel ». Comme le prévient par une enseigne lumineuse le collectif À la plage « La réalité n’existe pas ».

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DANIEL CORDIER : MOTIFS ET SÉRIES

Les Abattoirs

Jusqu’au 4 octobre 2015

Daniel Cordier

Dans ce nouvel accrochage de la collection Cordier, le terme de “motif” a deux sens : celui du sujet et celui d’une raison. Cette sélection privilégie des groupes d’objets (des tissus et des plectres japonais, des lames de pierre indonésiennes, des flèches de Papouasie) et des œuvres (Dieter Appelt, Bernard Faucon, Jean Le Gac – une salle lui est dédiée – Bernar Venet) qui font série, voire motifs. Ce choix admet également des prétextes qui visent à faire motifs et séries. L’enfance, le règne minéral et le temps permettent ainsi de procéder à une lecture horizontale de la collection de Daniel Cordier.

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LE LIVRE DANS LE LIVRE

Médiathèque des Abattoirs

16 octobre 2015 – 16 janvier 2016

Livre dans livre

Que l’on parle d’interaction entre la littérature et les artistes, d’inventions de livres par les artistes ou d’appropriation et de détournement, l’exposition « Le livre dans le livre » propose une traversée dans la collection de livres d’artistes des Abattoirs à travers une suite de mise en abymes. Événement : Lancement de la publication Champagne de Mazaccio & Drowilal avec les éditons RVB books. En présence des artistes. Dans sa quête incessante de nouveauté, la modernité a vu se tisser des liens privilégiés entre peintre et poète. Mais depuis les années 1960, les artistes ont noué un tout autre dialogue avec le livre. Leurs gestes ont naturellement trouvé leur place dans leurs propres ouvrages, les livres d’artistes. Tour à tour lecteur, collectionneur, fouineur, compilateur ou truqueur, les artistes n’hésitent pas à s’attaquer aux sommets de la poésie moderne – tel le fameux coup de dés de Mallarmé – ou aux livres emblématiques de leurs précurseurs, tel Edward Ruscha. L’influence, la copie ou l’appropriation sont au centre de cette nouvelle présentation.

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BELVEDERE

Dans le cadre de “Suite, expérimenter – Produire – Exposer”

Lieu-Commun

17 septembre – 31 octobre 2015

Pauline Bastard, Mathilde Veyrunes et Laure Vigna  – Commissariat Manuel Pomar

Belvédère

Lieu-Commun, à l’invitation du Cnap, choisit d’exposer trois recherches pour associer d’improbables et radicales singularités. Exposition paradoxale, ni collective, ni collection de monographies juxtaposées, mais un paysage qui se compose dans la proximité de temporalité et d’espace. Oser le laboratoire, expérimenter l’exposition, et proposer un temps suspendu, donner la liberté aux œuvres et aux regardeurs, privilégier le doute, exhiber des formes et suggérer du sens dans l’atmosphère imprévisible qu’est l’exposition. Trois séquences à accorder, à désaccorder, dans un montage frénétique ou un lent travelling, sans esthétisation minimale, juste un scénario comme une règle qui agence les rencontres fortuites. Une exposition qui distille une atmosphère de recherche.

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PHILIPPE DOLLO – ” PRAGUE OU LE DEUIL INACHEVÉ”

Le Château d’Eau

9 septembre – 1er novembre 2015

Philippe Dollo

Philippe Dollo (1965) travaille en photographe indépendant depuis 1990. Au gré de ses voyages, il constitue des ensembles proposant une vision décalée et singulière des villes ou des pays dans lesquels il s’installe pour un temps souvent long. Ainsi l’histoire intime se glisse parfois dans le travail. C’est le cas dans cette série « Prague ou le deuil inachevé » où il confie son état d’âme aux images fugitives captées la nuit ou entre chien et loup. Sa photographie n’a d’autre vocation que de traduire un vécu sourd aux ors de cette cité. Si ce travail ne se construit pas comme une narration, le télescopage, les uns contre les autres, des éléments qui le constitue, décrit en filigrane une ville inattendue. « Pour connaître l’âme et l’esprit des peuples étrangers, l’Art est la route la plus sûre. » (Tomas G. Masaryk).

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YOHANN GOZARD – LE PARADOXE DE LA NUIT NOIRE

Le Château d’Eau

9 septembre – 1er novembre 2015

Yohann Gozard

Le travail de Yohann Gozard explore la relation de l’individu face au temps, à la vacuité d’espaces déserts et sans identité, au noir mat et sourd de la nuit. Il pousse son propre usage de la photographie dans ses retranchements techniques, plastiques et théoriques, questionnant la co-existence des technologies argentiques et numériques dans ce qu’elles apportent de sens. Il prend à contre-pied la question de l’instant décisif par l’usage quasi-exclusif des poses longues pour proposer une approche plus contemplative de la relation de l’homme à sa perception de l’espace et du temps. Son travail explore les interdépendances contradictoires entre le vu et le perçu. Il interroge les limites de l’image dans ce qu’elle s’adresse d’abord à notre vision, à notre désir de voir et de consommer du spectaculaire, de se laisser séduire par des images évidentes et flatteuses. Il manipule notre appétence à effectuer des rapprochements formels grotesques, à la faveur de décalages de contextes et de télescopages inhabituels. Enfin, il interroge aussi la mémoire des lieux et ses traces, stricto sensu. Yohann Gozard, né en 1977, vit et travaille à Toulouse.

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MINIMAL NATURE

Fondation Espace Écureuil

2 octobre- 30 décembre 2015

Minimal nature

Avec les œuvres de Carl Andre, Sol Lewitt, Hamish Fulton, Sarkis, Iain & Ingrid Baxter, Wolfgang Laib, Richard Long, Roger Ackling, Sol Lewitt, Lawrence Weiner, Donald Judd, Barbara & Michael Leisgen, Nils Udo, Charles Simonds, Sabine Delcour, Clément Roche, Laurence Cathala, Fari Shams, Ludwig (liste sous réserve)

Une visée didactique. L’art contemporain a désormais une histoire, des icônes, des pratiques et des principes fondateurs qui constituent le socle de la création actuelle. Cette exposition est avant tout l’occasion de montrer au public des œuvres emblématiques de courants inauguraux de l’art contemporain (art minimal, art conceptuel, land art, arte povera) et de retrouver dans leur expression originelle les principes qui fondent l’œuvre d’art d’aujourd’hui. Les artistes des courants minimaliste et conceptuel ont remis en question la valeur accordée jusqu’alors à la matérialité de l’œuvre. Partant de l’observation que l’œuvre d’art s’adresse à notre esprit, nourrit notre pensée, l’œuvre est alors réductible à une idée. Sa conception prévaut sur sa fabrication. « Dans l’art conceptuel c’est l’idée ou le concept qui compte le plus… tous les projets et toutes les décisions sont antérieurs à l’exécution qui reste une chose superficielle. L’idée devient une machine d’art ». Sol Lewitt

« Simplicité de forme ne signifie pas nécessairement simplicité de l’expérience ». Robert Morris. « L’art, c’est ce que nous faisons, la culture, c’est ce qu’on nous fait ». Carl André

Héritiers de l’entreprise de rénovation esthétique amorcée par les modernes au début du XXème siècle, mais encore défricheurs, ces artistes ont institué des pratiques qui, malgré eux, se sont commuées à leur tour en classicisme pour les générations suivantes. En confrontant leurs œuvres avec celles d’artistes contemporains, l’occasion est donnée d’évaluer la manière dont l’héritage artistique des années 1970 est assumé, rejeté ou réinvesti aujourd’hui.

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OLIVIER NOTTELLET – ZONE DE RALENTISSEMENT

BBB Centre d’art

8 octobre- 12 décembre 2015

Olivier Nottellet

Invité par la chapelle Saint-Jacques à Saint-Gaudens et le BBB centre d’art à Toulouse, Olivier Nottellet a imaginé une exposition répartie sur deux lieux  «pour une expérience de programmation originale. » « Ces deux espaces fondamentalement différents dans leurs architectures, m’offrent l’occasion unique, confie l’artiste, d’un développement de mon travail qui tente depuis quelques années maintenant une approche empirique des espaces. Ces deux situations, la chapelle, le BBB centre d’art, vont se succéder de l’été à l’automne 2015 avec une période de simultanéité début octobre, ce qui constitue pour les visiteurs une occasion de tester une approche à facettes, où prolongements, mémoire, persistances, viennent s’activer au-delà de ce qu’ils opèrent déjà dans le travail lui-même (…). Pour le BBB, l’ensemble du lieu sera vu dans sa totalité au point d’en multiplier les pans. Couloirs absurdes qui seront cadencés par des dessins vidéo projetés, animés dans la lenteur de translations modestes. Articuler l’observation de ces détails mouvants au ralentissement général des corps. Déambulation inquiète, pour questionner notre frénésie d’actions en imposant un rythme différent, une biologie du regard (…). »

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L’ADRESSE DU PRINTEMPS DE SEPTEMBRE

2, quai de la Daurade

A partir du 17 septembre 2015

Le 17 septembre 2015, le Printemps de septembre inaugure son Adresse au cœur de la ville, au 2 quai de la Daurade. L’Adresse du Printemps de septembre se veut le lieu convivial, accessible et visible des bureaux de l’équipe au travail ; il est aussi l’espace flexible, réactif, créatif, convergent, réflexif, d’un programme de rendez-vous réguliers entre deux séquences biennales de la manifestation. La programmation de l’Adresse s’invente librement, avec les artistes et avec les partenaires du festival. Composée d’expositions de format modeste, de performances, conférences, rencontres, ateliers…, elle s’articule autour de trois axes majeurs : des propositions pensées spécifiquement pour le lieu ; des interventions préfigurant progressivement les projets de l’édition à venir ; des chambres d’échos aux partenaires territoriaux du festival. La variété des formats présentés – expositions d’un mois ou de quelques jours, performances de 20 minutes ou de 4 heures, conférences ponctuelles ou rencontres se déployant sur un cycle au long cours – confère à L’Adresse son statut hybride.

EMMANUELLE ANTILLE – BY THE TIME IT GETS DARK (PARADE URBAINE)

L’Adresse du Printemps de Septembre

17 septembre 2015

By the time it gets dark

L’inauguration de l’Adresse du Printemps de septembre a été confiée à l’artiste suisse Emmanuelle Antille. Pour l’occasion, elle a conçu une grande parade urbaine. Sa parade a pour point de départ l’une de ses dernières vidéos (Parade, 2015) dans laquelle elle explore plus avant l’un des thèmes parcourant son œuvre, celui de la communauté et des liens qui la constituent. Les danses libres et serpentines de Loïe Füller, les compositions musicales de Moondog, ainsi qu’un séjour en Louisiane sur les traces des lieux de résistance antiségrégationniste ont notamment nourri ce travail. Pour cette parade à Toulouse, Emmanuelle Antille a spécialement réalisé des costumes, accessoires sonores et étendards qui seront portés par les participants. Elle s’est également associée au musicien Robin Girod pour concevoir une partition musicale inédite. Composée de 200 marcheurs, danseurs, musiciens (professionnels, amateurs, étudiants, lycéens), cette parade s’inspire tant de l’urbanisme que de la situation topographique de la ville qu’elle intègre dans son parcours. Elle se déploiera des deux côtés de la Garonne, créant un dialogue cinématographique entre les deux rives. La parade reliera L’Adresse au musée les Abattoirs, partenaire privilégié du festival, où elle se conclura par un concert du groupe Duck Duck Grey Duck. Emmanuelle Antille composera également une installation articulée autour de son travail sur les parades mêlant vidéos, costumes et objets, qui inaugure le programme d’expositions de L’Adresse.

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ORLAN – TEMPS VARIABLE ET BAISERS DE MÉDUSE

Centre d’art Le Lait

Jusqu’au 25 octobre 2015

Commissariat : Jacqueline-Ruth Meyer

Orlan

ORLAN est l’une des plus grandes artistes françaises vivantes. Depuis 1964, ORLAN interroge le statut du corps et les pressions sociales, culturelles, politiques et religieuses qui s’y inscrivent. Elle questionne les découvertes scientifiques, technologiques et médicales, défend l’hybridation, la tolérance et les droits de l’être humain au travers d’identités nomades, changeantes et mutantes. Elle utilise différentes techniques: photographie, vidéo, sculpture, dessin, installations, performance, biotechnologies, réalité augmentée etc. Temps variable et baisers de Méduse rassemble pour la première fois les œuvres numériques d’ORLAN et interroge la notion de temps dans son œuvre par une sélection inédite de vidéos de différentes périodes, complétée par une nouvelle installation interactive en 3D intégrant un jeu vidéo. Avec Expérimentale mise en jeu, ORLAN détourne les codes des jeux vidéos; elle reconstruit un univers où le serial frageur killer n’est plus le héros, et plonge le visiteur dans l’action virtuelle.

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YAYOI KUSAMA – DOTS OBSESSION (INFINITED MIRRORED ROOM)

Centre d’art Le Lait

Jusqu’au 25 octobre 2015

Yayoi kusama

Dots Obsession (Infinited mirrored room) de Yayoi Kusama est une œuvre immersive composée de miroirs et de “molécules” gonflées en suspens dans l’espace, dans un monde clos. Le reflet infini des miroirs, l’obsession des points appliqués sur des ballons aux formes organiques et la couleur rouge, troublent, fascinent et perturbent notre perception. Yayoi Kusama, artiste japonaise, née en 1929, est tenue pour l’artiste vivante la plus connue au monde. Son travail traite les obsessions psychologiques et sexuelles, par la répétition et l’accumulation de motifs récurrents comme les pois et les mailles. Dès les premières « Mirror rooms » (1965), elle élabore des environnements matriciels où se disséminent les premiers « dots » (points) et la mise en abyme de sa propre image par des jeux de miroirs kaleïdoscopiques. Les « machines de vision » qu’elle créée multiplient l’image du regardeur par le biais du miroir, symbole essentiel dans l’imaginaire traditionnel japonais, qui permet ici de donner une existence singulière au corps, lui conférer une réalité.

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“DES ARTISTES CHEZ L’HABITANT” 16e EDITION PLASTIC QUEER

FIAC Tarn

18 – 19 – 20 septembre 2015

Artistes : Hélène Mourrier, Pascal Lièvre, Delphine Balley, EVOR, Romuald Dumas Jandolo, Anna Burlet, Tony Regazzoni, RED Bind – Gilivanka Kedzior & Barbara Friedman, Jean Biche

Commissaires: Magali Gentet – responsable du centre d’art et commissaire des expositions / Le Parvis Centre d’art contemporain. Karine Mathieu – chef de projet d’exposition et de diffusion en région / Les Abattoirs-FRAC Midi-Pyrénées. Patrick Tarres – directeur artistique et commissaire des expositions / L’AFIAC.

Des artistes chez l'habitant

Héritière du féminisme, la théorie Queer s’oppose à l’hétéro sexisme et plus généralement à toute tentative de catégorisation du genre, des sentiments amoureux et/ou de la sexualité. Le mouvement éponyme, né aux États-Unis dans les années 80, regroupe des gays, des lesbiennes, des transsexuels, des bisexuels, des travestis, des transgenres : tous ceux qui ne correspondent pas à la conception morale américaine du monde de la famille chrétienne et hétérosexuelle. La plasticité du genre n’a rien à envier à celle de l’art qui n’a lui-même aucun problème à assumer le trouble, la confusion, la perturbation ou la transgression occasionnés par la transformation des formes et de la pensée. De l’androgynie chère à l’idéal antique, à Marcel Duchamp travesti en Rrose Sélavy, personnage féminin créé et incarné par l’artiste, la représentation du corps, du genre, et des pratiques sexuelles traversent l’histoire de l’art en une métamorphose permanente, faite d’aller- retours entre progrès et régressions de la doxa. Les artistes d’aujourd’hui semblent, eux, vouloir nous montrer un sexe « dégenré », déconstruit, politique et culturel, loin de tout fantasme de provocation, mais plutôt, comme l’écrit Paul Ardenne à propos du travail de l’artiste Aurélie Dubois, « pour nous pacifier, quoique sans ménagement».

 

 

 

 

 

 

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