Actualités artistiques Prép’art Toulouse 2012
Février / Mars 2012

Vincent Debanne, Tribute To Archaic Devices
4 janvier au 4 mars 2012

Le Château d’eau
1, Place Laganne – 31000 Toulouse
www.galeriechateaudeau.org

Le processus d’élaboration des images de Vincent Debanne est long puisqu’il participe toujours d’une recréation photographique et d’une scénarisation par montage, par accumulation. Il s’agit par là, de transcrire l’expérience éprouvée à la fois des lieux (lieux dédiés au travail, au spectacle, à la consommation, les lieux de loisir, les lieux du pouvoir) et des faits sociétaux, de parfaire, ainsi, la captation photographique, « toujours incomplète », car en deçà de l’observation, du ressenti. L’imaginaire, par le biais de la scénarisation, déploie dans ses photographies sa capacité prospective et révélatrice. Ses images sont articulées selon plusieurs temporalités, utilisent des effets anachroniques et travaillent les rapports entre esthétique et politique. Dans son travail photographique, les références à la peinture d’histoire et à la propagande, matrice de ses images, lui donnent les moyens de la parodie, le véritable enjeu étant la description renouvelée du contemporain par le dévoilement de ses contradictions et archaïsmes.

Philippe Nuell, UNTITLED
14 janvier – 25 février 2012

Galerie Sollertis
12 rue des Régans – 31000 Toulouse
www.sollertis.com

Originaire de Toulouse, Philippe Nuell réside à New York où il exerce son activité de peintre. Ses recherches picturales s’inspirent de son quotidien. Véritable journal intime ou carnet de voyage, ses toiles témoignent de ses déambulations habituelles et flâneries ordinaires – un peintre de la vie moderne en somme. A l’occasion de son exposition « Untitled », Philippe Nuell livre trois nouvelles séries de tableaux. Les deux premières séries nous donnent à voir deux mondes qui lui sont devenus familiers : celui de l’art contemporain, d’une part, via ses foires internationales où s’amassent œuvres, marchands, artistes et collectionneurs dans la volonté d’être vu ; d’autre part, celui du pays du Soleil Levant que Philippe Nuell découvre au fil des ans au bras de son épouse Aya.

« Bloom, une vision végétale »
5.5 Designers, Atelier NL, Bloom, Emilie Faïf, Formafantasma, Jessica Hansson, India Flint, Gina Kranendonk, Mathieu Lehanneur, Mike Meiré, Nan Groot Antink, Outstanding in the field, Shikawa, Studio Tord Boontje, Tjep
13 janvier 2012 – 25 février 2012

Fondation Espace écureuil pour l’art contemporain
3 Place du capitole – 31000 Toulouse
www.caisseepargne-art-contemporain.fr

Le travail de 10 artistes designers, plasticiens, photographes, vidéastes et sculpteurs est mis en exergue dans une exposition éponyme de la luxueuse revue internationale Bloom.
Edité depuis 1998 par l’inspiratrice de tendances Li Edelkoort et le cabinet de tendance Trend Union, ce catalogue d’avant-garde met au jour les talents qui font l’air du temps. Les concepts, les couleurs et formes s’imposeront ensuite dans les domaines variés de la mode ou du high tech.
Cartographiant et explorant l’émergence d’un nouveau style de vie où s’abolissent peu à peu les frontières entre le rural et l’urbain, « une vision végétale » rassemble fleurs, plantes, graines et jardins sublimés et mis en scène à travers une multitude d’objets, de meubles, de vêtements, de tissus, d’accessoires, d’espaces de convivialité ou d’habitations. L’exposition explore trois thématiques: la convivialité, par de nouvelles démarches artistiques proche de l’environnement; le dialogue avec la nature, qui influence nos habitudes et nos comportements; l’innovation, grâce à des procédés de fabrication et des matières textiles révolutionnaires.

« Stratégies des espaces, séquence #1 »
Claude Cattelain, Jagna Ciuchta & Laurent le Deunff, Sebastian Freytag, Jean-Luc Moulène, Benoit Police
9 février – 7 avril 2012

Le bbb
96, rue Michel-Ange – 31000 Toulouse
www.lebbb.org

Stratégies des espaces est un programme devant se déployer ces deux prochaines années au BBB ; expositions “faux jumeaux”, au même titre, à l’entrée différente, et qui rejouent les «fondamentaux» du centre d’art selon un point de vue autoréflexif.
Séquence #1: Le centre d’art comme espace stratégique : jouer des procédures de création de l’œuvre, du procédé de l’exposition, et des processus d’appropriation par le spectateur. Quel serait l’espace stratégique de l’œuvre (exposition, event, édition, espace public, privé, net, médiatique…) ?

« A l’épreuve du feu »
Theodoulos, Bernard Faucon, Claude Viallat, Souki Sivalax, Daniel Dezeuze, Tino, Jaume Plensa, Claire Falkenstein
18 Janvier – 17 Mars 2012

Espace Paul Eluard
2, rue du Pré-Vicinal – 31270 Cugnaux

L’Espace Paul Éluard propose une nouvelle saison art et archéologie, une remontée dans le temps, entre préhistoire et époque contemporaine. Cette programmation artistique s’ancre à la fois dans l’histoire du territoire – le site préhistorique de Villeneuve- Tolosane/Cugnaux – et se détermine également comme un lieu d’expérimentation de création contemporaine.
« A l’épreuve du feu » présente un ensemble d’œuvres d’artistes renommés faisant, pour l’occasion, du recours au métal, à l’image du feu, à la représentation des armes et de l’érosion, l’expression du désordre et du chaos de cet âge où « Les hommes devenus féroces ne respiraient que la guerre » (Ovide), mais encore un principe régénérateur pour une « évolution probable du temps ». Révolutionnaire ?

En écho à cette exposition, une œuvre de Gregoriou Theodoulos, appartenant à la collection des Abattoirs, sera exposée au Lycée Henri Matisse de Cugnaux dans le cadre des Vitrines de l’art contemporain du Frac Midi-Pyrénées
Artiste phare de la scène chypriote, ancré dans la culture grecque, méditerranéenne, Theodoulos (1956) conçoit des pièces monumentales, tenant autant de la fouille archéologique, du travail de la mine, du façonnage traditionnel de formes premières, que d’une architecture technologique complexe, secrète, aérienne.

« …dans les profondeurs d’une forêt. De préférence auprès d’un torrent. »
Elvire Bonduelle, Sammy Engramer, Eden Morfaux, Estefania Penafiel Loaiza, Julien Prévieux, Yann Sérandour, Frédéric Teschner, Sébastien Vonier
28 janvier – 21 avril 2012

Pavillon Blanc Médiathèque / Centre d’art de Colomiers
4, Place Alex-Raymond – 31776 Colomiers
www.pavillonblanc-colomiers.fr

Empruntant son titre à une citation d’Henri Miller dans Les livres de ma vie, l’exposition, faite de bibliothèques paradoxales, interroge la posture de l’artiste face au savoir et au livre et, d’une certaine manière, la représentation de la connaissance et de la culture par les artistes aujourd’hui. L’espace de la bibliothèque constitue ainsi chez Yann Sérandour un jalon crucial pour comprendre son œuvre. Et si « L’Etude » d’Eden Morfaux, transposition dans les trois dimensions du cabinet de travail de saint Jérôme peint par Antonello da Messina, autorise une lecture historique du rapport de l’artiste au savoir, les œuvres de Sammy Engramer ou de Julien Prévieux proposent quant à elles un rapport plus décomplexé ou critique vis-à-vis de celui-ci. L’écriture et le livre sont ailleurs l’objet d’une approche poétique chez Estefania Penafiel Loaiza, d’une réflexion sur notre univers domestique pour Elvire Bonduelle, voire d’un détournement pure et simple chez Sébastien Vonier, où la référence au livre génère des productions qui investissent le terrain de la sculpture et de l’escalade. Invité à ‘habiter’ « L’Etude » d’Eden Morfaux, le graphiste Frédéric Teschner expose quant à lui ses recherches graphiques et éditoriales.

« Temps mort » de Nicolas Daubanes
20 janvier – 25 mars 2012

Centre d’art le Lait
Les Moulins. 41, rue Porta – 81000 Albi
www.centredartlelait.com

Nicolas Daubanes explore le temps et expérimente les traces du passé pour activer le présent. Le souvenir et son expérience sont ses médiums, que ce soit dans l’évocation d’un passé vécu, dans la création de mémoires ou l’empreinte/emprunt d’un présent. Sa vie et son travail se nourrissent réciproquement. Basculant de la sphère privée à l’espace social, ses travaux évoquent les mêmes questions que posent les natures mortes et vanités. Quelle importance à la vie terrestre ? Que reste-t-il de notre passage ?
L’exposition « Temps mort », conçue pour la MJC et le Centre d’art, autour des thèmes de l’enfermement intérieur, de l’épuisement des choses et du dépassement de soi, rassemble des productions inédites : une vidéo-performance, une installation et des dessins magnétiques.


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