Actualités artistiques Sud
Prép’art Toulouse – Janvier – Mars 2014

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LES ABATTOIRS
Sigmar Polke, la démultiplication de l’humour
31 Janvier – 4 Mai 2014

Polke

 Grande première en France, le musée Les Abattoirs présente l’intégralité des éditions et multiples, sérigraphies, lithographies, photographies, posters, sculptures, réalisés par l’inclassable artiste allemand Sigmar Polke, décédé en 2010.
Loin d’être un à côté de son œuvre picturale, ce vaste corpus en est le noyau expérimental.
En effet, c’est dans ses éditions que l’artiste travaillera la trame offset, s’emparera de la photographie ou manipulera des photocopieuses qui deviendront tant ses moyens de prédilection que ses marques de fabrique.

L’exposition, en présentant cet ensemble sur le mode chronologique, permet d’approcher un travail qui, des secousses du “pop” aux machines optiques, en passant par le psychédélisme et la peinture d’histoire, reste sans comparaison dans l’art de ces cinquante dernières années. C’est en effet à travers le multiple que se révèlent les faces les plus inventives et dissidentes de Sigmar Polke, son rapport à la contre-culture, à la politique, son héritage revendiqué de Dada et son voisinage avec Fluxus.

Enfin, à l’instar de la plupart des grands artistes du XXe siècle, c’est bien toute la question de la reproduction et de la reproductibilité de l’œuvre d’art qui est posée et pensée, dans un pour et contre, par Sigmar Polke, qui est travaillée dans la perméabilité résistante et acide aux images et à leur diffusion massives.

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Céleste Boursier-Mougenot, perturbations
31 Janvier 2014 – 4 Mai 2014

 Boursier

Depuis une vingtaine d’années, Céleste Boursier-Mougenot travaille ce qu’il nomme lui-même des formes sonores “vivantes”, des installations, déployant dans le temps et l’espace des correspondances, équivalences et aléas entre sculpture et musique.

L’exposition “perturbations” de Céleste Boursier-Mougenot est la première exposition monographique de l’artiste dans un musée en Europe. Elle est marquée par la présentation simultanée de cinq œuvres (dont deux projets inédits) dans les espaces monumentaux des Abattoirs.

Dans un environnement contemporain définissable par l’immatérialité de ses paysages, ses flots d’informations et de données, le travail de Céleste Boursier-Mougenot tend vers une définition physique, visuelle et sonore du monde. Si elle s’inscrit dans une histoire expérimentale de la musique et de sa transmission sculpturale et performative qui court de Cage à Fluxus, en passant par La Monte Young, l’œuvre de Céleste Boursier-Mougenot n’en est pas moins contemporaine donc d’un horizon saturé d’informations, de signaux, de contrôles et de transferts d’information. Fascinante par ses formes et ses passages entre son et espace, simultanément spectaculaire par ses effets, et mince et distante dans ses dispositifs, celle-ci dessine et joue simultanément la partition d’un rêve parfois inquiet.

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MAISON SALVAN
Yohann Gozard, Chronotope
1 février – 8 Mars 2014

 gozard

 Yohann Gozard explore la relation de l’individu face au temps, à la vacuité d’espaces déserts et sans identité, au noir mat et sourd de la nuit.

Yohann Gozard pousse son propre usage de la photographie dans ses retranchements techniques, plastiques et théoriques, questionnant la co-existence des technologies argentiques et numériques dans ce qu’elles apportent de sens. Il prend à contre-pied la question de l’instant décisif par l’usage quasi-exclusif des poses longues pour proposer une approche plus contemplative de la relation de l’homme à sa perception de l’espace et du temps. Il interroge les limites de l’image dans ce qu’elle s’adresse d’abord à notre vision, à notre désir de voir et de consommer du spectaculaire, de se laisser séduire par des images évidentes et flatteuses. Il manipule notre appétence à effectuer des rapprochements formels grotesques, à la faveur de décalages de contextes et de télescopages inhabituels. Enfin, il interroge aussi la mémoire des lieux et ses traces, stricto sensu. De fait, dans son intervention, l’artiste appréhende le lieu comme une géographie, assume ses matières et aspérités, révèle ses limites spatiales. Ce lieu est ici perçu comme espace, bien entendu, mais encore comme temporalité, comme chronotope donc.

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LE CHÂTEAU D’EAU
Sarah Mei Herman Julian & Jonathan
29 janvier – au 23 mars 2014

 Mei herman

L’artiste néerlandaise Sarah Mei Herman développe un travail de portraitiste. Mais, sachant qu’il est vain de croire qu’une seule image serait capable de résumer une personne en figeant sa supposée meilleure expression, elle photographie ses modèles à intervalles sur de longues périodes. Les séries “Julian and Jonathan” montrent les évolutions physiques, les changements de goûts vestimentaires, et par là traduisent peut-être mieux la personnalité des hommes ou des femmes qui se sont livrés à elle. Ainsi, depuis 2005, photographiant son père et son jeune frère, séparément ou ensemble, elle nous parle de l’amour liant ces deux êtres. Mais la photographie révèle aussi les attentes de l’un et les moments d’interrogations de l’autre, les gestes d’attachement profond comme les instants flottants.

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Ana Galán “Un peu, beaucoup… la vie !”
29 janvier – au 23 mars 2014

Galan

« J’ai toujours eu l’impression, confie l’artiste Ana Galán, qu’arrivant à un certain âge on devient invisibles, par rapport à nous même et par rapport au reste. Le projet V i v ( r ) e l a V i e ! constitue une série photographique “en cours”, avec des photographies de couples qui se réunissent pour danser, photographiés de profil sur un fond de paysage en perspective,»

Viv(r)e la Vie ! une typologie photographique de couples ? Bien plus, une ode à la vie célébrant la qualité et vitalité d’être de personnes âgées rencontrées aux quatre coins du monde.

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FONDATION ESPACE ECUREUIL
 Jun Nguyen-Hatsushiba
30 janvier – 22 mars 2014

 Nguyen-Hatsushiba

En partenariat avec le festival Made in Asia, la Fondation espace écureuil accueille l’artiste vietnamien Jun Nguyen-Hatsushiba. Vidéos, photos et installations composent cette exposition et parlent toutes d’émigration, de flux, du désir d’un ailleurs… Jun Nguyen-Hatsushiba est un plasticien japonais-vietnamien né au Japon en 1968, l’année de l’offensive du Têt par le Vietcong et l’Armée populaire vietnamienne. Il grandit dans ses deux pays d’origine, étudie aux Etats-Unis et décide de retourner s’installer au Vietnam. Toute son oeuvre est empreinte du poids de la tradition, de l’identité de son peuple, des boat people et de la diaspora qui a suivi la guerre. Pour autant, le travail du plasticien ne relève pas du seul documentaire, mais participe de la poésie plastique et visuelle, aux images envoûtantes, aux couleurs entêtantes.

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ESPACE CROIX-BARAGNON
FÉMINITÉS
Nguyen Phuong Linh, Truong Tan, Vu Dan Tan, Amal Abdenour, Martine Bartholini, Virginie Loze, Mirka Lugosi, Pierre Molinier. Avec une œuvre de Pierre Klossowski
22 janvier – 15 mars 2014

 Feminites

Cinq ans après l’exposition Suggestions – images de la féminité Croix-Baragnon présente en collaboration avec le festival Made in Asia, FEMINITES, dans une volonté de filiation et d’enrichissement du discours.

L’invitation faite aux artistes vietnamiens permet de sortir d’une représentation strictement occidentale et met en exergue un travail souvent en volume, entre la sculpture et l’installation. On retrouve les poncifs de l’imagerie féminine oscillant entre apparente frivolité et cruauté, prise dans l’érotisme de bordel, dans un outillage fantasmatique, des connotations sadiennes, plus explicites, il est vrai, dans les œuvres dessinées des artistes français.

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LIEU COMMUN
Tiffany Chung _ Made in Asia
1er février – 15 mars 2014

chung

 Lieu-Commun, dans le cadre de l’Année France-Vietnam, présente la première exposition en France de l’artiste Tiffany Chung. Née à Danang en 1969 et installée aujourd’hui à Ho Chi Minh, Tiffany Chung est fascinée par l’excentricité urbaine. Ses images, à travers photos, installations, vidéos ou sculptures, sont éclatantes de couleur et s’inspirent des destructions et reconstructions continues de la ville. Elles évoquent aussi l’esprit d’une jeunesse à la mode qui plonge frénétiquement dans la société de consommation en oubliant sa propre culture. Dans son travail de cartographie, elle explore les transformations spatiales et sociopolitiques en résonance avec les traumatismes historiques. Gravées minutieusement à l’encre de couleur, parfois brodées ou incrustées de pierre ou de métal, ses cartes deviennent des peintures en trois dimensions dont la beauté contraste avec les sujets dramatiques évoqués : la guerre froide, la ligne DMZ en Corée, les bombardements de Nagasaki et de Hiroshima.

Elle a exposé à la California Triennial, à l’Asia Pacific Triennial, à la Biennale de Singapour.

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CENTRE D’ART LE LAIT (81)
Echos #3 – Boucles
Boris Achour / Delphine Gigoux-Martin / Christian Marclay / Alexandre Périgot / Xavier Veilhan et Sidi Graoui, danseur et chorégraphe
24 janvier – 9 mars 2014

echos 3

Pour la troisième année consécutive le Centre d’art Le LAIT s’associe à l’ADDA du Tarn pour explorer les résonances entre arts plastiques et danse. La danse et l’art s’allient par un chassé-croisé réciproque d’influences gestuelles, plastiques et cinématographiques pour une exposition d’œuvres sous forme de films, de dessins et de volumes.

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