Actualités Prép’art Paris
Mai / Juin / Juillet / Août 2014

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La Halle Freyssinet, Paris XIIIe
Au Pavillon de l’Arsenal jusqu’au 8 juin 2014

 1.HALLE FREYSSINET

Quatre mois avant le début du chantier de transformation de la Halle Freyssinet dans le XIIIe arrondissement de Paris, le Pavillon de l’Arsenal vous invite à découvrir autour de maquettes, de films d’animation et de perspectives inédites, ce projet d’incubateur numérique – futur berceau de l’entreprenariat et de l’innovation – installé au cœur d’un bâtiment remarquable en béton armé précontraint réalisé en 1927 par l’ingénieur Eugène Freyssinet.

Classée depuis 2012 à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, ce patrimoine est préservé et restauré par Jean-Michel Wilmotte pour « en faire un vaste abri, un parapluie en béton brut où l’ensemble des services nécessaires aux activités de créations digitales sont intégrés dans des containers désolidarisés de la structure ».

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Monumenta. L’étrange cité d’Ilya et Emilia Kabakov
Au Grand Palais jusqu’au 22 juin 2014

2.MONUMENTA
Pour cette sixième édition de Monumenta, le couple d’artistes d’origine russe propose au public de se perdre dans le dédale d’une ville utopique. Cette étrange cité, conçue comme un espace onirique issu de l’imaginaire collectif, se compose de huit grandes constructions faisant référence aux aspirations de l’homme et à sa quête d’un au-delà. Emilia Kabakov la présente en ces termes: “[..]nous croyons vraiment que l’art, qui tient une grande place dans notre culture, peut changer la façon dont nous pensons, rêvons, agissons, réfléchissons. Il peut changer notre façon de vivre. [...] ériger L’étrange cité, c’est insister sur l’expérience plutôt que sur la forme du projet, en vous demandant de ralentir votre course dans la vie réelle, et de faire appel à vos émotions, vos sens, vos souvenirs. Nous vous invitons à venir au Grand Palais pour entrer dans L’étrange cité, un espace onirique issu de l’imaginaire collectif, à penser et à réfléchir sur l’art, la culture, la vie quotidienne, notre présent et notre futur.»

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Amos Gitai, architecte de la mémoire
A la Cinémathèque française jusqu’au 6 juillet 2014

 3.AMOS GITAI

Le cinéaste israélien Amos Gitai a fait don en 2007 de ses archives à La Cinémathèque française. Classées, ces archives volumineuses retracent avec précision ses quarante années de création. Une de leurs spécificités est la richesse de la documentation mise au service de chaque projet, qu’il soit documentaire ou fiction. Mais aussi la difficulté paradoxale à identifier la place du je : plutôt un autoportrait en creux, déformé, tels les énigmatiques dessins qu’il réalise en convalescence, après le crash d’hélicoptère où il faillit mourir.

1973. La guerre de Kippour vient de commencer, comme un coup de tonnerre, et le jeune Gitai, étudiant en architecture à l’Université du Technion à Haïfa, est affecté à une unité médicale sur le plateau du Golan. Il sera gravement blessé dans une attaque des forces spéciales syriennes. Du trauma surgit une expression artistique spontanée : de retour à la vie civile, Gitai dessine puis monte les images Super 8 qu’il a filmées sur le front. C’est au cinéma qu’il va ensuite se consacrer, abandonnant définitivement l’architecture dès la fin des années 70.

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Tramway – Une école française
Au Lieu du design jusqu’au 12 juillet 2014

4.TRAMWAY
Il y a 30 ans, il n’existait plus en France que 3 lignes à Lille-Roubaix-Tourcoing, Saint-Etienne et Marseille, miraculeusement échappées de l’éradication généralisée du tramway. La première ligne de tram moderne s’est ouverte en 1985 à Nantes. A partir de réalisations urbaines pionnières (Grenoble en 1987, Ile-de-France en 1992, Strasbourg et Rouen en 1994), les pouvoirs publics de nombreuses villes ont été convaincus que leur stratégie de modernisation urbaine pouvait être portée par un projet de tram. Aujourd’hui une trentaine de métropoles françaises sont dotées d’un tramway, ou sont sur le point de l’être, faisant de notre pays un cas unique au monde, considéré comme une référence par les professionnels étrangers, notamment au Maghreb, en Espagne ou encore au Japon.

Le retour du tramway dans les villes françaises et son caractère “augmenté”, enrichi par l’apport déterminant du design et des autres disciplines créatives, a marqué l’histoire de l’urbanisme des villes françaises des dernières décennies. On peut ainsi parler de la naissance d’une “Ecole française du tramway”, dont cette exposition se veut être le manifeste, en présentant une analyse des principes qui composent ce phénomène et surtout une synthèse des méthodes, qui ont permis de réinventer le tram urbain. C’est donc en France et par le vecteur du transport public que la notion de “design urbain” aura connu un moment fondateur. Et, c’est désormais dans le monde entier que ce concept s’étend, porté par les bureaux d’études en ingénierie, les industriels, les opérateurs de transport, et les créateurs.

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Excepté peut-être une constellation – Anne Slacik, peintures et livres peints
A la Bibliothèque Forney jusqu’au 12 juillet 2014

5.ANNE SLACIK
Anne Slacik, artiste contemporaine travaillant à Saint-Denis, a réalisé une importante œuvre peinte, dont des tableaux de grand format, et des livres d’artistes, accompagnant de nombreux poètes contemporains, dans cette forme riche et originale de création plastique. L’exposition présente ces deux facettes de la création d’Anne Slacik, mêlant peintures et livres, sous le sceau de la poésie.

Sur le manuscrit du poème, souvent inédit, l’artiste a réalisé un travail de peintre. Ces livres dépliés sont présentés sous forme de kakemonos pendus depuis le plafond. L’exposition présente également sous vitrines un ensemble de livres peints, souvent de grands formats, constituant un des très beaux ensembles de l’édition de bibliophilie contemporaine. Certains ont rejoint la collection de livres d’artistes de la bibliothèque Forney. La bibliothèque Marguerite Durand (13e) qui possède également quelques-uns des ouvrages d’Anne Slacik s’associe à ce projet. Enfin, Anne Slacik présente sur les cimaises des grands tableaux inspirés en partie par la poésie de Stéphane Mallarmé, d’André du Bouchet, de Jean-Pierre Faye et de Pierre Reverdy.

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Robbert Mapplethorpe
Au Grand Palais jusqu’au 13 juillet 2014

Mapplethorpe-Rodin
Au musée Rodin jusqu’au 21 septembre 2014

6.MAPPLETHORPE

Robert Mapplethorpe est l’un des plus grands maîtres de la photographie d’art. C’est avec un noir et blanc extrêmement stylisé qu’il réalise portraits, nus, et natures mortes. Au-delà de la puissance érotique qui fait la célébrité de l’œuvre de Mapplethorpe, l’exposition présente la dimension classique du travail de l’artiste et sa recherche de la perfection esthétique, à travers plus de 200 images qui couvre toute sa carrière du début des années 1970 à sa mort précoce en 1989.

En parallèle de cette rétrospective, le musée Rodin propose une confrontation de l’expression plastique  de  Mapplethorpe avec celle d’Auguste Rodin. Bénéficiant de prêts exceptionnels de la Robert Mapplethorpe Foundation, l’exposition Mapplethorpe-Rodin présente 50 sculptures de Rodin et un ensemble de 102 photographies dont l’audacieux dialogue révèle la permanence des thèmes et sujets chers à ces deux grands créateurs. Pourtant la confrontation entre ces deux artistes se transforme instantanément en un dialogue inattendu. Sept thèmes ont été retenus par les commissaires, servant de fil rouge aux rapprochements qui sont à la fois formels, thématiques et esthétiques. Mouvement et Tension, Noir et Blanc/Ombre et Lumière, Erotisme et Damnation sont quelques-unes de ces grandes problématiques traversant l’œuvre des deux artistes.

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De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes
Au musée Jacquemart-André jusqu’au 21 juillet 2014

7.WATTEAU FRAGONARD

Le terme de “fête galante” désigne un genre pictural qui éclot au début du XVIIIe siècle, pendant la Régence (1715-1723), autour de la figure emblématique de Antoine Watteau (1684-1721). Dans des décors champêtres à la végétation luxuriante, Watteau met en scène le sentiment amoureux : danseurs, belles dames ou bergers s’adonnent à des divertissements ou à des confidences.

À la suite du maître, Nicolas Lancret (1690-1743) et Jean-Baptiste Pater (1695-1736) s’approprient les codes de la fête galante, qu’ils font évoluer. Ils ancrent ces scènes imaginaires dans la réalité en y reproduisant des lieux, des œuvres d’art ou des détails aisément reconnaissables par leurs contemporains. Les artistes les plus créatifs, comme François Boucher (1703-1770) et Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), donneront à leur tour une vision très personnelle des plaisirs de la fête galante. La poésie et la légèreté qui se dégagent de leurs œuvres s’accompagnent d’une recherche d’élégance et de raffinement propres à l’esprit rococo qui s’épanouit au siècle des Lumières, maniant avec brio les lignes courbes et les couleurs claires.

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Les mondes de Gotlib
Au musée d’art et d’histoire du Judaïsme jusqu’au 27 juillet 2014

8.GOTLIB

Cette exposition met à l’honneur une figure majeure de la bande dessinée française, le dessinateur Marcel Gotlieb, dit Gotlib. Rassemblant près de deux cents planches originales (publiées mais jamais exposées), ainsi que des archives photographiques, écrites et audiovisuelles, l’exposition fait converser l’artiste, le juif athée et l’anticonformiste. Combinant approche chronologique et approche thématique, ce portrait, porté par la généreuse complicité de Gotlib, retrace son parcours d’homme et d’artiste.

Enfant caché pour échapper à la persécution antisémite dans la France occupée – son père, déporté, est assassiné à Buchenwald en février 1945 –, Gotlib sera marqué par cette expérience traumatisante.
Mais, fort des acquis de l’école française, il trouvera sa voie dans le métier de dessinateur.

En 1962, il fait ses débuts dans la bande dessinée au journal Vaillant ; trois ans plus tard, il entre à Pilote. Avec René Goscinny, son père spirituel, il crée Les Dingodossiers, puis il mènera seul sa “Rubrique-à-Brac ”. En 1972, avec Claire Bretécher, il rejoint Nikita Mandryka pour publier L’Écho des Savanes. À partir de 1975, il fonde son propre journal, Fluide Glacial.
En 1991, il reçoit le grand prix du Salon international de la bande dessinée d’Angoulême.
Dans ses dessins comme dans ses textes, Gotlib oscille du dérisoire à l’absurde. Son goût pour l’autoportrait, les gags, la satire, l’humour noir et les jeux de langage est le moteur d’une superbe maîtrise du récit, qu’il testera également au cinéma.

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Emmet Gowin
A la Fondation Henri Cartier-Bresson jusqu’au 27 juillet 2014

9.EMMET GOWIN

Cette importante rétrospective présente 130 tirages de l’un des photographes les plus originaux et influents de ces quarante dernières années. Sur deux étages, cette exposition retrace son parcours depuis ses séries les plus célèbres datant de la fin des 1960 jusqu’aux papillons de nuit en passant par les photographies aériennes. Les images intimes de sa femme et de sa famille côtoient les vues de paysages.

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Bernard Tschumi
Au Centre Pompidou Beaubourg jusqu’au 28 juillet 2014

10.TSCHUMI 

Le Centre Pompidou a choisi d’inviter Bernard Tschumi, architecte et théoricien de l’architecture, et présente la première grande rétrospective de son œuvre à travers près de trois cent cinquante dessins, croquis, collages et maquettes inédits. L’exposition met en lumière tour à tour l’architecte théoricien, le prescripteur culturel et l’architecte constructeur. Son parcours, scénographié par Bernard Tschumi lui-même, raconte une trentaine de projets de l’Europe aux États-Unis, de la Chine au Moyen-Orient, dont le nouveau Parc zoologique de Paris, anciennement zoo de Vincennes, inauguré le 10 avril 2014. En explorant le processus de transformation d’une idée ou d’un concept en un projet d’architecture, l’exposition décrypte aussi pour la première fois la pratique de Bernard Tschumi. Depuis la fin des années 1970, il définit l’architecture non pas du point de vue du style, mais à partir d’une série d’arguments conceptuels qui trouvent leur origine dans le cinéma, la littérature, les arts plastiques ou la philosophie. Cette définition a radicalement renouvelé les méthodes de conception de l’architecture.

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Naissance d’un musée universel : le Louvre Abu Dhabi
Au musée du Louvre jusqu’au 28 juillet 2014

11.LVRE 

L’exposition Naissance d’un musée constitue la première présentation d’envergure à Paris de la collection du Louvre Abu Dhabi, associée à l’évocation de l’architecture de Jean Nouvel ainsi qu’à celle du contexte local de son développement. Elle dévoile une sélection de plus de cent soixante œuvres acquises depuis 2009 par l’Émirat qui a bénéficié de l’expertise des équipes d’Abu Dhabi et

de l’Agence France-Muséums. Parmi ces œuvres d’exception, on trouve une statuette appelée Princesse de Bactriane, un bracelet en or aux figures de lions fabriqué en Iran il y a près de 3 000 ans, une rare sphinge archaïque grecque, un grand Bodhisattva provenant du Pakistan, une fibule (broche) d’or et de grenats d’Italie datant du Ve siècle après J.-C., une magnifique Vierge à l’Enfant de Bellini, des tableaux de Jordaens, Caillebotte, Manet, Gauguin, Magritte, un papier-collé inédit de Picasso et neuf toiles du peintre américain Cy Twombly, récemment disparu. Bien qu’elle ne soit pas une réelle préfiguration du Louvre Abu Dhabi ‒ les œuvres prêtées par la France n’y étant pas présentées ‒, cette exposition se construit autour d’un fil chronologique et de quelques grandes questions artistiques et esthétiques qui soulignent d’ores et déjà les principes au cœur de l’identité du futur musée : l’universalisme, la mise en regard des témoignages artistiques des grandes civilisations, des temps les plus anciens à l’époque contemporaine, en soulignant le caractère pluridisciplinaire des champs de la création artistique.

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Le musée imaginaire d’Henri Langlois
A la Cinémathèque française jusqu’au 3 août 2014

12.HENRI LANGLOIS
Henri Langlois fut un personnage savant et dénué d’esprit de sérieux, intempestif et opiniâtre, à l’instar des autres figures géniales du XXe siècle qui mêlèrent l’extravagance de leurs projets à celle de leur comportement. Pittoresque pédagogue, poète d’un art qui n’en finissait pas de douter qu’il en soit un, Henri Langlois offre à la jeune cinéphilie d’aujourd’hui l’occasion d’un éloge du goût comme posture éthique, face aux tendances cyniques et uniformisantes de l’idéologie consumériste. Dès les années 30, Langlois fut un voyant, lançant le cinéma à la conquête des autres arts. Il prit conscience de la disparition du cinéma muet et de l’importance que le cinéma avait déjà pour les artistes majeurs du siècle. La Cinémathèque française fut son œuvre et cette institution impulsa la création des cinémathèques du monde entier. Henri Matisse, Max Ernst, Miró, Picabia, Léger, Magritte, Beuys et Andy Warhol, parmi tant d’autres, y trouvèrent les solutions pour réaliser leur passion de figurer le mouvement. Langlois inventa ainsi le musée où les artistes ne viennent plus copier les maîtres mais découvrir ce dont personne n’avait eu autant la preuve avant le cinéma : le monde n’est que mouvements, vitesses et rythmes. Simultanément, il permit de découvrir l’influence que les cinéastes avaient reçue des arts visuels du passé. Jean Renoir, Eisenstein, Charlie Chaplin, Fritz Lang, Hitchcock, Godard, eux, copièrent les maîtres ! Le goût d’Henri Langlois pour un cinéma non “aliéné” à la narration, lui fit défendre les grands cinéastes-peintres : Ruttmann, Fischinger, Len Lye, Man Ray, Léger, Richter… puis Kenneth Anger, Paul Sharits, les recherches françaises des années soixante de Martial Raysse à Philippe Garrel, la factory d’Andy Warhol…

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Paris 1900, La Ville spectacle
Au Petit Palais jusqu’au 17 août 2014

12.PARIS 1900

Paris 1900, La Ville spectacle invite le public à revivre les heures fastes de la capitale française au moment où elle accueille l’Exposition Universelle qui inaugure en fanfare le XXe siècle. Plus que jamais la ville rayonne aux yeux du monde entier comme la cité du luxe et de l’art de vivre. Plus de 600 œuvres – peintures, objets d’art, costumes, affiches, photographies, films, meubles, bijoux, sculptures… -plongeront les visiteurs dans le Paris de la Belle Epoque. Les innovations techniques, l’effervescence culturelle, l’élégance de la Parisienne seront mis en scène comme autant de mythologies de ce Paris dont la littérature et le cinéma n’ont cessé depuis de véhiculer l’image dans le monde entier.

Dans une scénographie inventive intégrant le tout nouveau cinématographe au fil du parcours, le visiteur est convié à un voyage semblable à celui des 51 millions de touristes qui affluèrent à Paris en 1900. Mais Paris 1900 ne saurait se résumer à l’Exposition Universelle : la Ville lumière proposait bien d’autres occasions d’émerveillement et de dépenses. Dans les magasins de luxe et les galeries d’art, les amateurs pouvaient découvrir les créations des inventeurs de l’Art Nouveau, présenté ici au sein d’un second pavillon dédié aux chefs-d’œuvre de Gallé, Guimard, Majorelle, Mucha, Lalique…

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RAW Vision : 25 ans d’art brut
A la Halle Saint-Pierre jusqu’au 22 août 2014

13.RAW VISION

La Halle Saint Pierre présente une exposition célébrant le 25e anniversaire de la revue anglo-saxonne Raw Vision fondée en 1989 par John Maizels. Véritable trait d’union entre l’art brut européen et américain, cette revue de référence s’est rapidement ouverte à l’art outsider international. Des artistes d’Europe, d’Amérique, d’Afrique, d’Inde ou du Japon sont réunis dans cette exposition pour illustrer les formes d’expression profondément enracinées dans l’imaginaire collectif et qui se manifestent à travers des créations héroïques ; une expression qui prend des formes très variées, parfois intimes et secrètes dans ses manifestations, ou extensives, publiques et épiques.

Tous ces artistes ont été découverts ou soutenus par Raw Vision, qu’ils soient les têtes de file de la pop culture (Joe Coleman…), des représentants incontournables de l’art brut (Henry Darger, Aloïse Corbaz, Adolf Wölfli, Johann Hauser, August Walla…), de l’art visionnaire sous ses formes mystiques ou cosmiques (Norbert Kox, William Thomas Thompson, Donald Pass…), du Black Folk Art américain (Sam Doyle, Roy Ferdinand, Herbert Singleton, Bill Traylor, Mose Tolliver…) ou bâtisseurs de l’imaginaire comme l’artiste indien Nek Chand, créateur du Rock Garden, l’un des environnements les plus célèbres au monde.

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Jeu vidéo, l’expo
A la Cité des sciences et de l’industrie jusqu’au 24 août 2014

14.JEU VIDEO 

Jeux d’aventures, jeux de rôles, jeux de stratégie… En 50 ans, le jeu vidéo a gagné toute la société et la France est devenue leader sur le marché de la création numérique. Mais que signifie jouer aujourd’hui? Qu’est-ce que le Gameplay ? Comment fabrique-t-on un jeu ? Quelles sont les codes culturels du jeu et des gamers ?

Jeu vidéo l’expo ravira les joueurs, experts ou non, qui pourront vivre des expériences de jeu magnifiées. Les joueurs réfléchiront aux notions d’immersion et d’avatar et découvriront quelles habiletés ils développent avec leur pratique. Les activités proposées dans cet immense « Exhibition play »  respectent le modèle d’harmonisation européenne en matière de protection de l’enfance : la norme PEGI utilisée et reconnue dans toute l’Europe comme système de classification d’un jeu en fonction de sa convenance à un certain d’âge.

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Lucio Fontana
Au Musée d’art moderne jusqu’au 24 août 2014

15.FONTANA 

Considéré comme l’un des grands visionnaires du vingtième siècle, son œuvre a marqué plusieurs générations d’artistes, d’Yves Klein à aujourd’hui. Pour la première fois en France depuis 1987, plus de 200 sculptures, toiles, céramiques et environnements permettent d’offrir une vision globale de son parcours atypique et de ses changements de styles.

Le parcours chronologique de l’exposition couvre l’ensemble de sa production, de la fin des années 1920 à sa mort en 1968, à travers tous ses grands cycles : sculptures primitives et abstraites, dessins, céramiques polychromes, œuvres spatialistes, toiles perforées, œuvres informelles, environnements, Tagli (Fentes), Nature, Fine di Dio, Venezie, Metalli, Teatrini, etc, oscillant entre geste conceptuel épuré et profusion de matières et de couleurs jouant avec le décoratif.

L’exposition, réalisée avec la collaboration de la Fondazione Lucio Fontana, met en valeur la diversité de sa création, entre abstraction et figuration, quête métaphysique et incarnation, utopie et kitsch, fascination technologique et matières informes. Ses toiles fendues, devenues des icônes de l’art moderne, sont mises en regard d’œuvres moins connues, notamment ses sculptures des années trente et ses céramiques, la plupart présentées pour la première fois en France.

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Unedited History – Iran 1960-2014
Au Musée d’art moderne jusqu’au 24 août 2014

 16.UNEDITED HISTORY

Composée de plus de 200 œuvres pour la plupart inédites en France, cette exposition offre un nouveau regard sur l’art et la culture visuelle en Iran des années 1960 à aujourd’hui. Elle interroge l’histoire contemporaine de ce pays sous forme de séquences : les années 1960-1970, l’époque de la révolution de 1979 et la guerre Iran-Irak (1980-1988), puis de l’après-guerre à aujourd’hui. L’exposition rassemble une vingtaine d’artistes issus des années 1960-1970 ainsi que de la plus jeune génération. Elle met en perspective les médiums de la peinture, de la photographie et du cinéma mais aussi des éléments centraux de la culture visuelle moderne iranienne (affiches et documents : du Festival des arts de Shiraz-Persépolis à la période de la révolution et de la guerre Iran-Irak). Qu’ils soient déjà historiques (Bahman Mohassess, Behdjat Sadr, Kaveh Golestan, Bahman Jalali) ou issus de la scène contemporaine (Barbad Golshiri, Arash Hanaei…), tous ont construit leur œuvre sur une relation critique aux médiums et aux formes. D’une génération à l’autre, ces artistes contribuent à repenser la manière dont s’est écrite l’histoire politique et culturelle de leur pays.

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Lewis Baltz, “Common objects”
Au BAL jusqu’au 24 août 2014

17.LEWIS BALTZ 

Le Bal présente une exposition d’envergure consacrée au photographe américain Lewis Baltz. Conçue en étroite collaboration avec l’artiste, l’exposition reviendra sur ses séries les plus remarquables de The Prototype Works (1967-1976) à Ronde de nuit (1992-1995) et interrogera pour la première fois, l’influence du cinéma, notamment européen (Godard, Antonioni) sur la formation de cette œuvre majeure.

Première exposition en France consacrée à cet artiste depuis la rétrospective au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1993, l’exposition au Bal intervient après les expositions qui ont récemment mis à l’honneur le travail de Lewis Baltz aux Etats-Unis (Art Institute of Chicago, 2010 et National Gallery of Art, Washington, 2011) et en Europe (Kestnergesellschaft, Hannovre 2012 et Albertina, Vienne, 2013).
Les séries The Prototype Works (1967-1976), Tract Houses (1969-1971), Nevada (1977), Continuous Fire Polar Circle (1986), Candlestick Point (1987-1989), Sites of Technology (1989-1991) ainsi que Ronde de nuit (1992-1995) seront exposées en regard de plusieurs extraits de films: La 5ème colonne, Psychose d’Alfred Hitchcock, Zabriskie Point, La Notte et Le Désert Rouge de Michelangelo Antonioni, ainsi que Les Carabiniers de Jean-Luc Godard.

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Marie-Paule Nègre – Mine de rien
A la Maison Européenne de la photographie  du 4 juin au 31 août 2014

18.MARIE PAULE NEGRE

Marie-Paule Nègre est convaincue que la photographie peut avoir un impact humain et contribuer à éveiller les consciences, agir pour la transformation des rapports sociaux. Ces vingt dernières années, elle s’est employée à rendre compte de la réalité sociale des exclus de la société. Inscrite dans la grande tradition du reportage, membre de la fondation Leica, elle perpétue la lignée des photographes de l’instant.

Il est aujourd’hui délicat d’employer le terme de “photographe humaniste”, tant il est galvaudé, mais à l’aune des travaux qu’elle a réalisés tout au long de ces vingt dernières années, Marie-Paule Nègre est, à l’évidence, une photographe engagée et concernée. Sans posture. Sans afféterie. Ni fausse empathie pour ses “sujets”. Jamais elle ne les “utilise”, épurant toujours l’émotion de tout pathos.

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Françoise Huguier – Pince-moi, je rêve
A la Maison Européenne de la photographie  du 4 juin au 31 août 2014

19.FRANCOISE HUGUIER

La traversée de l’Afrique à +40°C, la Sibérie polaire à -40°C, la lutte dans la jungle fever des défilés de mode, les nonnes en Colombie dans l’intimité de leurs cellules, l’Asie du Sud-Est des années 1950 et sa jeunesse d’aujourd’hui… l’exposition n’est pas exhaustive, mais revisite les points forts de l’œuvre photographique de Françoise Huguier. Ainsi, le visiteur découvrira le monde de cette grande photographe qui est aussi une grande voyageuse.

Cette exposition est la description d’un monde rêvé par Françoise Huguier. Sans romantisme publicitaire, sans lyrisme, mais comme une collection d’images glanées, réalisées avec élégance, sans avoir l’air d’y toucher. Au plus près des gens, dans leur intimité, avec une insolence qu’elle revendique.

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L’Etat du ciel – Partie 3
Au Palais de Tokyo du 6 juin au 7 septembre 2014

20.L'ETAT DU CIEL 

L’État du ciel témoigne de l’attention portée par artistes, poètes, des philosophes aux circonstances physiques, morales et politiques de notre monde. Cette saison qui permettra en un semestre de découvrir plus d’une dizaine de propositions ou d’expositions, répond à la sentence que formula André Breton à propos de Giorgio de Chirico « L’artiste, cette sentinelle sur la route à perte de vue des qui-vive. » En effet, depuis Goya au moins, l’art moderne ou contemporain porte une attention active à l’état du réel. Craintes, alertes, propositions, révoltes, utopies : souvent les artistes, pour transformer le présent, dressent le paysage de nos inquiétudes et parfois avancent les solutions poétiques pour répondre aux circonstances. En se penchant sur le monde comme on se penche sur les images, l’aujourd’hui n’est plus un bloc de destin mais une surface en mutation qui, en l’exprimant, peut être modifiée. Ces constats donnent naissance à de nouvelles formes d’expositions qu’une fois encore ce mot ne suffit plus à définir. Ainsi, la transposition du thème de la lamentation dans le langage du cinéma, inspirée de l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warbur par Georges Didi-Heberman et Arno Gisinger, ou la réflexion sur la chute, du mur de Berlin aux Twin Tower, proposée par Gérard Wajcman et Marie de Brugerolle, ou encore l’immense installation Flamme éternelle de Thomas Hirschhorn consacrée aux relations entre art et philosophie, qui sera activée par la présence de près de 200 intellectuels et poètes qui viendront débattre de la façon dont ces relations peuvent modifier notre conscience.

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Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale
A la Cité de l’Architecture et du Patrimoine jusqu’au 8 septembre 2014

21.ARCHITECTURE EN UNIFORME

Demeurée jusqu’ici dans une zone grise, la dynamique qui a animé la recherche, l’innovation et les constructions réalisées par les architectes durant les années de guerre est enfin restituée. De la destruction de Guernica par les Nazis en 1937 aux bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki en 1945, les modalités de la rencontre entre les architectes et la guerre sont analysées sur une base comparative. Un parallèle est proposé entre les projets entrepris en France, au Canada, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Espagne, aux États-Unis et en URSS, tant pour le front proprement dit que pour l’arrière.  Dessins, maquettes, objets grandeur, photographies, ouvrages imprimés et documents d’archives rendent compte de trajectoires allant de la simple mobilisation des professionnels dans l’armée à l’action criminelle de responsables politiques comme Albert Speer et de leurs complices comme Ernst Neufert. La mobilisation de l’ensemble des ressources de l’architecture est ainsi révélée, de la conception des usines et des logements ouvriers à l’invention de systèmes préfabriqués, et de la construction des abris antiaériens au camouflage de territoires entiers, sans oublier les recherches pionnières sur l’économie des matériaux. Le changement d’échelle des projets apparait aussi, au travers d’ensembles géants comme le Pentagone, Auschwitz, Peenemünde ou Oak Ridge. Connaissant des modes d’engagement extraordinairement divers et parfois provocants, l’architecture franchit à l’occasion de la guerre et de la reconstruction un seuil décisif vers la modernisation de ses procédures et de ses formes.

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Sous pression, le bois densifié
Au musée des Arts décoratifs jusqu’au 14 septembre 2014

22.BOIS DENSIFIE

La technique de densification du bois consiste en un traitement complexe qui permet la transformation du bois sans avoir recours à une substance chimique particulière, simplement de la chaleur, de l’humidité et de la pression. Sa composition reste entièrement naturelle. Ce procédé permet à des bois tendres et courants, tels l’épicéa ou le sapin, de devenir aussi durs que certains bois tropicaux. Plus étonnant encore, ses fibres suivent la forme de l’objet et sa texture offre la douceur d’un polissage parfait. La possibilité de contrôler les propriétés techniques, l’état de surface et les processus de mise en forme comme le cintrage et le moulage en font un défi scientifique et technologique majeur. L’EPFL + ECAL Lab, dévoile son nouveau projet au musée des Arts décoratifs à Paris : révéler le potentiel du bois densifié en lui donnant un statut d’objet avec les créations des cinq designers. Chacun d’eux a expérimenté ce nouveau processus et a proposé un objet emblématique ayant une perspective inédite.

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Martial Raysse
Au Centre Pompidou jusqu’au 22 septembre 2014

23.RAYSSE  

À travers plus de deux cents œuvres peintures, sculptures, films, photographies et dessins, le Centre Pompidou consacre une rétrospective inédite à l’œuvre de cet artiste visionnaire, en marge des courants artistiques dominants, en suivant son cheminement imprévisible, singulier, au fil de près de cinquante ans de création. De sa détermination pour l’art, Martial Raysse ne dit rien, sinon qu’elle s’exprima tôt et naturellement. Nice est alors le berceau d’une génération d’artistes à laquelle il s’intègre vite. Ben, Arman, Yves Klein se font remarquer par des travaux tranchant avec l’abstraction informelle des années d’après-guerre. Raysse adhère en 1960 avec ses amis au mouvement des Nouveaux Réalistes, créé par le critique Pierre Restany. Si l’aspect irrévérencieux et la dynamique fraternelle du mouvement l’attirent, il marque sa différence et adopte un terme générique pour définir sa position : « Hygiène de la vision ». « J’utilise des produits manufacturés parce que je suis docteur ès matières et que tout l’art actuel spécule sur l’instinct de conservation, l’attendrissement au pourrissement cellulaire. Seul le neuf est aseptisé ; l’hygiénique, l’inoxydable. », déclare-t-il. Dans ses œuvres il privilégie les objets neufs et colorés. Si Raysse, à la différence des artistes de sa génération, utilise son érudition des formes du passé, c’est en les soumettant à une actualisation qui ne craint pas la reproduction de masse, le geste du copiste. Ses œuvres, comme ses références et emprunts, se conjuguent au présent.

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Le Mur – œuvres de la collection Antoine de Galbert
A la Maison Rouge – du 14 juin au 21 septembre 2014

24.LE MUR 

À l’occasion de son 10e anniversaire, la maison rouge présente du 14 juin au 21 septembre 2014,  Le mur – collection Antoine de Galbert, onzième volet de la série d’expositions consacrées aux collections privées.

Cette date anniversaire est l’occasion de montrer enfin largement la collection du fondateur et président de la maison rouge, Antoine de Galbert, une part d’intimité qui lui est chère et qu’il n’a jusqu’à présent que peu dévoilée. Mais à l’inverse des précédents projets autour de collections particulières, réalisés avec des commissaires qui ont fait des choix représentatifs dans de larges corpus d’œuvres, l’accrochage imaginé par Antoine de Galbert comporte cette fois-ci une spécificité remarquable : “Délaissant l’idée déjà explorée par certains commissaires d’expositions, d’un accrochage par ordre alphabétique, j’ai choisi de présenter l’essentiel des œuvres de ma collection, s’accrochant au mur, à l’aide d’un logiciel renseigné seulement par leurs formats (encadrées) et leurs numéros d’inventaires.” Les œuvres sont accrochées sans distinctions de forme, de taille, de médium, d’histoire, de valeur commerciale ou de notoriété des artistes. Ce dévoilement atypique prolonge à sa manière la présentation des œuvres d’Antoine de Galbert dans l’exposition inaugurale de la fondation, L’intime, le collectionneur derrière la porte, où des œuvres de son vestibule, accrochées à touche-touche, accueillaient les premiers visiteurs de la maison rouge.

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Mémoires vives
A la Fondation Cartier jusqu’au 21 septembre 2014

25.MEMOIRES VIVES

La Fondation Cartier pour l’art contemporain inaugure les célébrations de son trentième anniversaire et invite le public à découvrir Mémoires Vives, premier volet de cette année exceptionnelle. En mouvement perpétuel durant cinq mois, cette exposition réunit la communauté des artistes avec lesquels la Fondation Cartier a construit l’histoire d’un mécénat pionnier. Peinture, design, photographie, cinéma, art populaire, vidéo, sculpture, musique, performance… : Mémoires Vives rend compte de la diversité de la programmation de la Fondation Cartier, de sa curiosité pour les territoires de la création et de la pensée les plus variés, de son ouverture au monde, de sa manière unique de croiser la multiplicité des champs artistiques.

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Oscar Muñoz, Protographies
Au Jeu de Paume du 3 juin au 21 septembre 2014

26.OSCAR MUNOZ

Oscar Muñoz, né en 1951 à Popayán (Colombie), est considéré comme l’un des artistes contemporains les plus importants de son pays natal, tout en suscitant l’attention de la scène internationale. Il développe, depuis plus de quatre décennies, une œuvre autour de l’image en relation avec la mémoire, la perte et la précarité de la vie. Grâce à des interventions sur des médiums aussi différents que la photographie, la gravure, le dessin, l’installation, la vidéo et la sculpture, son œuvre défie toute catégorisation systématique.

L’exposition Protographies (un néologisme qui évoque l’opposé de la photographie, le moment antérieur ou postérieur à l’instant où l’image est fixée pour toujours) présente l’essentiel de ses séries, regroupées autour des thématiques majeures de l’artiste, qui mettent en rapport de façon poétique et métaphorique son vécu personnel et les différents états de matérialité de l’image. Il associe par exemple la dissolution de l’image, son altération ou sa décomposition avec la fragilité de la mémoire et l’impossibilité de fixer le temps ; ou encore l’évaporation et la transformation de l’image avec la tension entre la rationalité et le chaos urbains. Enfin dans la majeure partie de son travail, il crée des images éphémères qui, en disparaissant, invitent le spectateur à une expérience à la fois sensuelle et rationnelle.

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Kapwani Kiwanga, Maji Maji
Au Jeu de Paume du 3 juin au 21 septembre 2014

27.KAPWANI KIWANGA

Chez Kapwani Kiwanga, la recherche anthropologique, la littérature et les archives sont au cœur d’une œuvre nourrie d’afrofuturisme, des luttes anticoloniales et de leur mémoire, de systèmes de croyances, de culture vernaculaire et populaire, ainsi que des différentes façons d’envisager les aspects invisibles et intangibles du magique et du surnaturel. Dans ses films, installations et performances, qui tous explorent la notion de croyance et de sa relation au “savoir”, Kapwani Kiwanga fait appel aux modes de représentation documentaires, à diverses sources matérielles et à des témoignages tant subjectifs que quasi scientifiques.

L’exposition du Jeu de Paume s’inspire du récit historique de la guerre Maji Maji qui, entre 1905 et 1907, constitua l’un des plus grands soulèvements survenus sur le continent africain au début du XXe siècle. Kapwani Kiwanga se penche sur les vides subsistant dans la mémoire vivante de la guerre Maji Maji et sur les traces matérielles de celle-ci, ainsi que sur l’imagination surnaturelle qui la traverse et la contextualise. L’artiste explique que ce sont souvent les présences qui rendent les vides perceptibles. Comme dans la dualité vide/présence, le surnaturel possède aussi le double pouvoir de protéger et d’agresser. L’empathie de Kapwani pour son sujet permet au spectateur de ressentir et d’imaginer ces vides disparus, insaisissables et inaccessibles. L’absence devient ainsi l’élément constitutif d’un récit revisité qui s’appuie sur la puissance de l’oral, du brisé et du fragmenté.

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Kati Horna
Au Jeu de Paume du 3 juin au 21 septembre 2014

28.KATI HORNA 

Photographe mexicaine d’adoption, Kati Horna fait partie de la génération de photographes hongrois (d’André Kertész à Robert Capa en passant par Eva Besnyö, László Moholy-Nagy, Nicolás Muller, Brassaï, Rogi André, Ergy Landau, Martin Munkácsi et bien d’autres) contraints de quitter leur pays en raison des conflits et de l’instabilité sociale des années 1930. Cosmopolite et avant-gardiste, Kati Horna est surtout connue pour son album sur la guerre civile espagnole, réalisé à la demande du gouvernement républicain espagnol entre 1937 et 1939. Son travail se caractérise à la fois par sa proximité avec les principes de la photographie surréaliste, ainsi que par sa manière très personnelle d’aborder le photoreportage.

Cette grande rétrospective permet de donner une reconnaissance internationale à cette photographe protéiforme, d’un humanisme engagé, en mettant en lumière sa singulière créativité artistique et ses apports au photojournalisme. Elle propose un panorama complet de l’œuvre de cette artiste qui fit ses premiers pas comme photographe en Hongrie, à l’âge de 21 ans, dans le contexte des mouvements avant-gardistes de l’Europe des années 1930 : le constructivisme russe, l’école du Bauhaus, le surréalisme, la Nouvelle Objectivité allemande. Sa vaste production, réalisée aussi bien en Europe qu’au Mexique, sa patrie d’adoption, est présentée à travers plus de 150 œuvres – pour la plupart des tirages d’époque, dont la grande majorité est inédite ou méconnue.

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Réenchanter le monde : architecture, ville, transitions
A la Cité de l’Architecture et du Patrimoine jusqu’au 6 octobre 2014

29.REENCHANTER LE MONDE 

Cette exposition conçue avec les 40 lauréats (2007-2014) du Global Award for Sustainable Architecture interroge la mission de l’architecte à l’ère des Grandes transitions : démographique, urbaine, écologique, énergétique, industrielle…Les architectes présentés viennent du monde entier et rien n’est plus divers que leurs univers respectifs mais ils ont construit une démarche commune sur une façon d’aborder l’avenir et cet engagement leur confère une autorité dans le débat sur le devenir du monde habité.

Plus de 200 projets inédits exposent comment réenchanter la condition humaine, en affrontant transitions et ruptures sur leur propre terrain. Il s’agit moins de montrer des bâtiments que de raconter leur histoire, particulière : une appropriation active par les hommes, des programmes qu’on invente, des modèles usés qu’on casse, une matière qu’on transforme, des savoirs qui s’échangent à travers le monde, des chantiers qui sont des laboratoires ou des leviers d’émancipation.

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Il était une fois…. La Bande à Niki
Au musée en Herbe jusqu’au 5 janvier 2015

30.LA BANDE A NIKKI

Le 27 Octobre 1960, huit jeunes artistes et le critique d’art Pierre Restany se réunissent chez Yves Klein . Ils signent une déclaration et décident de créer un groupe appelé « Les Nouveaux Réalistes ». Tous utilisent des objets réels pour créer des œuvres d’art. Adieu pinceaux, crayons et chevalets !  Affiches, moteurs, engrenages, tissus et fonds de poubelle… sont les outils des Nouveaux Réalistes. Ils récupèrent, recyclent, détruisent, assemblent, compressent, arrachent … et nous font apercevoir la beauté des objets qui nous entourent. En 1983, Daniel Spoerri a organisé un grand banquet qui fut enterré à la fin du repas.

L’INRAP a réalisé en 2010 la fouille d’un segment du Déjeuner sous l’herbe, sous la direction de Jean-Paul Demoule, à l’initiative de Bernard Müller et sous l’égide de Daniel Spoerri.  Voulu par l’artiste dès 1983 et partie prenante de l’œuvre originelle, cette fouille a permis de confronter les vestiges conservés dans le sol aux documents d’archives: l’occasion de constater le hiatus entre les interprétations du mobilier archéologique et la mémoire de l’événement. Cet ensemble contribue à la recherche sur l’art des années 1980.Un moulage de la fouille et une œuvre en bronze réalisée par Daniel Spoerri seront présentés dans l’exposition.

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Tatoueurs, Tatoués
Au musée du Quai Branly jusqu’au 18 octobre 2015

31.TATOUEURS TATOUES

Dans les sociétés dites “primitives”, issue des mondes orientaux, africains et océaniens, le tatouage a un rôle social, religieux et mystique et accompagne le sujet dans ses rites de passage en l’incluant dans la communauté. À l’inverse, en Occident, on retient qu’il fut marque d’infamie, de criminalité, attraction de cirque (avec le phénomène des side-shows) puis marque identitaire de tribus urbaines.

Durant la première moitié du XXème siècle, il a en effet évolué au sein de cercles marginaux, et il est demeuré geste clandestin jusqu’à ce que les médias le surexposent. Aujourd’hui, la publicité ou la mode s’emparent de ses codes. Cette approche géographique et antinomique tend aujourd’hui à disparaître : dans les sociétés traditionnelles, le tatouage perd son exclusivité rituelle ; dans les sociétés urbaines et au style de vie “occidentalisé”, son caractère marginal s’efface pour devenir un ornement corporel assez communément partagé. Depuis peu, les universitaires étudient la popularisation de la pratique en milieu urbain, qui établit le corps comme un lieu d’affirmation de soi. Mais le champ artistique et celui de l’histoire contemporaine restent encore à investir. Ce sont tous ces domaines que l’exposition explore, en offrant un nouvel éclairage sur le tatouage. Outre l’histoire du tatouage et son ancrage anthropologique fort, elle souligne également le geste de l’artiste, les échanges entre tatoueurs du monde entier et l’émergence de styles syncrétiques.
Autres sorties conseillées :

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“Home (very) sweet home”
A la galerie Thaddaeus Roppac  à Pantin Bourget – jusqu’au 26 juillet 2014
Home
 

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Anish Kapoor & James Lee Byars
A la galerie Kamel Mennour – du 27 mai au 26 juillet 2014

Kappour

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Jacques Villeglé, “Graffiti Politiques”
A la galerie G.-P. & N. Vallois – du 6 juin au 31 juillet 2014

Graffiti

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Brassaï, “Graffiti”
A la galerie G.-P. & N. Vallois – du 6 juin au 31 juillet 2014

4.VALLOIS

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Mario Testino
A la galerie Yvon Lambert Paris – du 6 juin au 24 juillet 2014

 5.LAMBERT

 A la galerie Daniel Templon – du 7 juin au 26 juillet 2014

 6.TEMPLON

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Izumi Kato
A la galerie Emmanuel  Perrotin – du 12 juin au 26 juillet 2014

7.PERROTIN 

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Howard Hodgkin
A la galerie Gagosian – du 13 juin au 9 août 2014

8.GAGOSIAN 

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Conférences entrée libre « Ateliers de rencontre » à l’ENSAD
Les jeudi de 18h30 à 20h. Programme sur le site :
http://atelier-rencontre.ensad.fr/

Pour se tenir informer des expositions dans les galeries, aller voir régulièrement le site : http://www.fondation-entreprise-ricard.com/GmeGalleries

Lionel Dax
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