Actualités Prép’art Paris
Avril / Mai  / Juin 2013

Actualités Prép’art Paris  -  Avril / Mai / Juin 2013

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Riciotti, architecte

A la Cité de l’architecture et du patrimoine jusqu’au 8 septembre 2013

 
Le travail de Rudy Ricciotti se distingue autant par sa force plastique que par sa dimension technique. Cette double approche apparaît, teintée de radicalité, dès l’émergence du Stadium de Vitrolles dans un paysage de bauxite au début des années 1990. Cette ligne s’affirme dans les deux décennies qui vont suivre par l’expression structurelle (Centre chorégraphique national Preljocaj à Aix-en-Provence, MuCEM de Marseille) comme dans la matérialité mise en œuvre (villa Navarra, Musée Cocteau à Menton, siège d’ITER à Cadarache). Parallèlement à ces œuvres emblématiques, Rudy Ricciotti entretient une relation particulière avec le patrimoine moderne depuis la Philharmonie de Potsdam jusqu’aux Grands Moulins de Paris, géants de béton qu’il s’attache à sauver de la destruction en prônant leur transformation pour accueillir l’université Paris VII. Première monographie dédiée à l’architecte de Bandol, Grand Prix national de l’architecture en 2006, l’exposition met en valeur une série d’expérimentations sur le béton, sa matière de prédilection. De la passerelle du Pont du Diable à Gignac au grand escalier du département des Arts de l’Islam au cœur du musée du Louvre. Moules de production et éléments de construction sont présentés à l’échelle 1, en contrepoint de grandes images en mouvement des projets construits et à venir.

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L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst
Au Musée d’Orsay jusqu’au 9 juin 2013

Dans les années 1930, l’écrivain et historien d’art italien Mario Praz (1896-1982) a mis en valeur pour la première fois le versant noir du romantisme, désignant ainsi un vaste pan de la création artistique qui, à partir des années 1760-1770, exploite la part d’ombre, d’excès et d’irrationnel qui se dissimule derrière l’apparent triomphe des lumières de la Raison. Cet univers se construit à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre dans les romans gothiques, littérature qui séduit le public par son goût du mystère et du macabre. Les arts plastiques emboîtent rapidement le pas : les univers terribles ou grotesques de nombreux peintres, graveurs et sculpteurs de toute l’Europe rivalisent avec ceux des écrivains : Goya et Géricault nous confrontent aux atrocités absurdes des guerres et naufrages de leur temps, Füssli et Delacroix donnent corps aux spectres, sorcières et démons de Milton, Shakespeare et Goethe, tandis que C.D. Friedrich et Carl Blechen projettent le public dans des paysages énigmatiques et funèbres, à l’image de sa destinée.

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Keith Haring. The Political Line.
Au 104 et au Musée d’art moderne de la ville de Paris jusqu’au 18 août 2013


Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, avec le CENTQUATRE, consacre une rétrospective de grande envergure à l’artiste américain Keith Haring (1958 – 1990). Cette exposition permettra d’appréhender l’importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément « politique » de sa démarche, tout au long de sa carrière. Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, – dont une quinzaine de grands formats seront exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste. Keith Haring fut l’un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd’hui encore tout le monde connaît son style incomparable et son répertoire de signes emblématiques. Il a été exposé avec Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jenny Holzer et Daniel Buren, dès la Documenta 7 en 1982 et dans des musées et biennales du monde entier.

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The Olfactive Project
Au Laboratoire du 18 mai au 15 septembre 2013

Une équipe artistique, scientifique et de design internationale, constituée du scientifique David Edwards, professeur à Harvard ; du spécialiste australien du café, à la renommée mondiale, Toby Estate en la personne de Ryan Spinoglio ; de l’artiste Carsten Nicolaï ; et du maître parfumeur Olivier Pescheux de chez Givaudan, rend possible le rêve d’une communication olfactive dans une exploration sensorielle. Pour sa seizième expérience, Le Laboratoire nous invite à aborder cette exploration à travers le café, scénographié en cinq actes : écouter, sentir, goûter, manger, boire. Le visiteur finit par l’expérience olfactive du café virtuel grâce à la nouvelle invention : l’OPHONE.

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Martin Barré. 1972-1977, les années décisives
A la Galerie Nathalie Obadia jusqu’au 1 juin 2013

Figure majeure de l’abstraction, Martin Barré questionne les données fondamentales de la peinture: le format, le geste, la série, l’accrochage. «Je ne peins pas pour livrer des états d’âme» dit-il dans un entretien de 1977, «j’utilise une règle, une règle du jeu; je la transgresse quand la peinture l’impose.» Cette exposition à caractère historique s’inscrit dans l’entreprise de redécouverte de l’œuvre de Martin Barré.

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Claude Lévêque, un instant de rêve
A la Maison Européenne de la Photographie jusqu’au 16 juin 2013


«Claude Lévêque n’est pas un photographe, ni même un peintre-photographe comme Boltanski, Gette, Annette Messager ou Le Gac le furent dans les années 1970, mais un artiste qui photographie tout le temps, plus que les photographes peut-être, plus que les
peintres-photographes certainement.
Ce qu’il enregistre est à la fois drôle et terrible, aigu et poétique. Constat parfois et parfois pas de côté dans le réel, en écho à l’œuvre, faite, comme on le sait, de tensions entre des tendresse et terreur. Avec l’humour, des éclats de rires sonores, et même la gaminerie qui enchante tout cela et peut en bouleverser, parfois, la compréhension. Car si Claude Lévêque donne à voir notre univers dans son aspect sinistre, impitoyable, en même temps l’enfance, ses rêves et ses peurs, hante cet univers heurté, aussi noir et doré que le sont les contes d’ogres et de fées.

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Tadashi Kawamata. Collective Folie
Au Parc de la Villette jusqu’au 25 août 2013

Un jour quelqu’un dira: «Vous souvenez-vous de ce doux dingue qui montait des genres de Mikado géants et puis s’en allait?» Tadashi Kawama. Collective Folie est une tour de bois gigantesque, imaginée pour le Parc de la Villette par l’artiste japonais Tadashi Kawamata. Première tour que l’artiste conçoit à Paris, mais c’est aussi la plus haute qu’il ait jamais créée avec ses 21 mètres, elle naîtra au printemps sur une prairie du parc et s’évanouira à la fin de l’été. Toujours «inachevée», l’œuvre connaîtra une perpétuelle évolution. Tadashi Kawamata a d’abord pensé cette tour en fabriquant des maquettes qui ont permis à des ingénieurs de calculer la fiabilité de sa structure de base, laquelle sera construite lors d’un chantier de quelques semaines en mars et avril prochains, par une entreprise professionnelle.

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Guy Debord. Un art de la guerre
A la Bibliothèque Nationale de France jusqu’au 13 juillet 2013

Paris, 1953, au fond de la rue de Seine, un jeune homme écrit sur un mur en hautes lettres : NE T RAVAILLEZ JAMAIS ! Guy Debord n’a jamais travaillé. Il a beaucoup marché dans les rues de Paris, bu certainement plus que d’autres et a surtout développé dans ses œuvres, écrites ou filmées, les armes théoriques d’une critique sans concession de la société moderne. Les mouvements d’avant-garde dont il fut l’initiateur, l’Internationale lettriste (1952-1957) puis l’Internationale situationniste (1957-1972), furent les points d’appui de cette lutte organisée pour combattre tout ce qui fait entrave à la vie véritablement vécue. À la fois poète, artiste, marxiste révolutionnaire, directeur de revue, cinéaste, Guy Debord fut avant tout le stratège d’une guerre de mouvement contre les faux-semblants de notre société, dont il démontra très tôt et très précisément le mécanisme pervers (La Société du spectacle, Éditions Buchet-Chastel, 1967). C’est sous cet angle de la stratégie que sera abordé le parcours de Guy Debord et de ses compagnons d’armes dans l’exposition que lui consacre la BnF. Son œuvre, son regard et sa pratique seront constamment au centre d’un dispositif qui présentera, époque après époque, les travaux collectifs et individuels de ceux qui unirent leurs efforts pour concevoir une société à leurs yeux moins absurde que le système d’une économie capitaliste marchande, alors en plein essor.

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Wilfrid Almendra, « Matériologique »
A la Fondation Ricard jusqu’au 4 mai 2013

La Fondation d’entreprise Ricard a le plaisir de présenter une exposition consacrée au travail de Wilfrid Almendra. Celle-ci propose une vision transversale de sa pratique sculpturale récente à travers une sélection de travaux existants et de nouvelles œuvres spécialement créées pour l’occasion. Le commissariat de la première exposition institutionnelle de Wilfrid Almendra à Paris est assuré par Zoë Gray, qui suit le travail de cet artiste français depuis près d’une décennie. L’exposition est accompagnée de la première publication monographique de l’artiste. Chez Wilfrid Almendra, idées et matériaux sont indissociables. Il tire son vocabulaire formel de l’architecture, mais surtout des formes et surfaces qui nous entourent. Examinant tout autant les pratiques amateurs et dilettantes que les travaux des grands architectes de la modernité, il crée des sculptures ambiguës en associant avec ingéniosité des sources composites. Il ne s’agit toutefois pas simplement de mêler les registres culturels ni de brouiller les frontières entre une culture dite noble ou populaire. Almendra est au contraire fasciné par ce que pourraient partager le bricoleur du dimanche habitant en zone pavillonnaire avec l’urbaniste, l’artiste conceptuel ou l’artisan.

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Steven Parrino, John Armleder, Martin Barré, Buren, Simon Hantaï, Mosset, Parmentier et Niele Toroni
A la Gagosian Gallery jusqu’au 25 mai 2013

« Quand j’ai commencé à peindre, le mot d’ordre était «la peinture est morte». J’ai trouvé que c’était une place intéressante pour la peinture […] La mort peut être rafraichissante, je me suis donc engagé dans la nécrophilie. » —Steven Parrino
« Nous ne sommes pas des peintres. » —BMPT
Gagosian Gallery est heureuse de présenter une exposition regroupant pour la première fois des oeuvres clés de l’artiste américain Steven Parrino et de ses homologues européens, sur deux générations: John Armleder, Martin Barré, Daniel Buren, Simon Hantaï, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni.

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Louise Bourgeois « Rare and Important Works from a Private Collection
A la Galerie Karsten Greve jusqu’au 1 juin 2013

La galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter l’exposition Rare and Important Works from a Private Collection entièrement consacrée à Louise Bourgeois. Par cet évènement, Karsten Greve rend hommage à l’une des plus grandes artistes de notre temps avec qui il travaille depuis déjà trente ans. Montrant un grand nombre de sculptures de la fin des années 40, l’exposition dévoile une période initiale de la création de l’artiste : il s’agit de travaux anciens rarement exposés et qui recouvrent un rôle essentiel dans la production de Louise Bourgeois. D’une grande variété formelle, les œuvres présentées témoignent en effet des sujets fondamentaux abordés par l’artiste tout au long de son parcours créatif, extrêmement riche. Ainsi, les sculptures exposées permettent au visiteur de traverser les moments majeurs de son œuvre, constamment énigmatique et explicite à la fois.

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Dynamo : Un siècle de lumière et de mouvement dans l’art. 1913-2013
Au Grand Palais jusqu’au 22 juillet 2013

Sur près de 4000m2, l’exposition montre comment, de Calder à Kapoor, de nombreux artistes ont traité les notions de vision, d’espace, de lumière et de mouvement dans leurs œuvres, en réalisant souvent des installations dans lesquelles le visiteur est partie prenante : les atmosphères chromatiques et changeantes d’Ann Veronica Janssens, les miroirs kaléidoscopiques de Jeppe Hein ou les réalisations in situ de Felice Varini.

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Autres sorties conseillées :

* Le salon du dessin du 10 au 15 avril : http://www.salondudessin.com

* SALO : Le salon du dessin érotique aux Salaisons (Romainville) www.salaisons.org jusqu’au 28 avril 2013

* Fiona Rae : New Paintings
A la galerie Nathalie Obadia Bourg-Tibourg jusqu’au 25 avril 2013

 

* Gianni Motti
A la galerie Perrotin du 20 avril au 15 juin 2013

 

* Jesper Just
A la galerie Perrotin du 20 avril au 15 juin 2013

 

* Conférences entrée libre « Ateliers de rencontre » à l’ENSAD
Les jeudi de 18h30 à 20h. Programme sur le site : http://atelier-rencontre.ensad.fr/

Pour se tenir informer des expositions dans les galeries, aller voir régulièrement le site : http://www.fondation-entreprise-ricard.com/galeries-mode-d-emploi/

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